Mes 4 réalités versus rêves sur la vie de freelance

Après les mythes et légendes du freelance, autant revenir en arrière sur soi-même. Confronter le “moi d’avant” à la “moi de maintenant”. Ainsi, je vous propose mes rêves sur la vie de freelance contre les diverses réalités.

Entre réalités et rêves sur la vie de freelance

Réalité 1 : “J’ai envie de travailler quand je veux”

En soit, c’est vrai, mais dans l’absolu : non. Au début, je pensais pouvoir travailler de jour comme de nuit avec la régularité souhaitée, faire des pauses quand je le souhaite, travailler seulement 2 jours dans la semaine, passer toute la journée à jouer à la console pour ensuite travailler la nuit, etc. N’importe qui se rêve cette réalité. Or, elle est loin d’être le rythme de travail et les préférences organisationnelles qui me vont.

En réalité, de nombreux facteurs sont à prendre en considération : le secteur d’activité du client, le fuseau horaire, la masse de travail, l’inspiration, les délais, la disponibilités d’autrui, la météo et la connexion internet. Oui la météo, plus précisément la température : en été je préfère travailler la nuit en raison des fortes chaleurs. Dans un pays tropical c’est vraiment génial car il fait jour en France, donc une situation favorable pour la communication synchrone en équipe. 

Pour vivre de son activité, les secrets sont connus de tout le monde : le travail attend ! Donc peu importe le rythme et le type d’organisation à prendre, je vais les faire ces 8 heures dans la journée. J’ai donc été victime d’un mythe sur la vie de freelance. A vrai dire, j’essaie de dissocier la liberté de l’anarchie. 😉

Réalité 2 : “Je suis moins stressée en étant freelance que salariée”

Aucune hiérarchie, aucun horaire, aucune réunion éternelle et des comptes à rendre seulement à soi-même. Sur le papier, cela sonne bien. Et tout cela au nom de la liberté. Cette dernière a ses propres restrictions et contraintes. Il suffit d’être conscient et de gérer la pression au quotidien, elle est différente de la vie salariale : le stress, les angoisses et la pression seront omniprésents le temps de se créer une trésorerie, et le tout, sans y toucher. 

En réalité, j’ai appris à faire la part des choses entre deux points :
1 – Le salarié garde ses avantages liés à son statut. Donc peu importe ce qui lui arrive: le chômage le rattrape dans le pire des cas.
2 – Le freelance porte toute la santé financière et autres responsabilités sur ses épaules. sans oublier que cette situation ne m’ouvre aucun droit en cas de fermeture d’entreprise.

Même si cette réalité est souvent expliquée, avoir le pied dans cette aventure et l’assumer pleinement sont deux éléments distincts. 🙂 

Réalité 3 : “J’aurai davantage de temps pour mon entourage”

Si la grande majorité des personnes pensent que les freelances sont des ours dans leur grotte, alors navrée de vous décevoir. Je souhaitais avoir un maximum de temps pour profiter de mon entourage. Ayant une vie sociale active, il est évident que ce fait faisait partie de mes enjeux principaux. J’avais en tête d’avoir des horaires plus souples pour faire le trajet, me déplacer sans tomber dans les heures de pointe, et même avoir une amplitude horaire plus large pour profiter de leur présence. 

En réalité, j’ai autant de temps qu’avant, même s’il est géré différemment. Il est difficile de se dégager autant de temps et j’en fais le deuil. Ce qui m’amène sur un sujet parallèle : l’entourage. Ils comprennent davantage mon incapacité à me donner du temps depuis cette situation qu‘auparavant. 

Entre réalités et rêves sur la vie de freelance

Réalité 4 : “Les clients sont compréhensifs et collaborent plus facilement”

Dans ma tête c’était simple : les clients auront moins d’intermédiaire que les agences ou services de communication. Ainsi, j’aurai une communication plutôt directe et avec un besoin précis. J’entends par là “mon activité” versus la disponibilités de plusieurs personnes, des compétences variées, un SAV rodé et même une méthodologie de travail plus expérimentée. 

En réalité, je m’aperçois que peu de clients font la différence entre une agence et un indépendant. Il est possible de s’adapter aux attentes, nouvelles missions attendues et rendus différents. Cependant, il est important de bien se connaître : dois-je mettre en place une collaboration avec un autre indépendant, rediriger le client vers une solution indépendante de ma volonté, etc. Je me renseigne et fais preuve de pédagogie sur les différentes logiques métiers existantes. Cela me permet de développer de nombreuses compétences professionnelles : rester humble en toute circonstance, recommander des personnes ayant les compétences répondant à la problématique client, proposer différentes approches de mes services, etc.