Les idées reçues freelance les plus rencontrées – partie 2

Les idées reçues freelance prennent beaucoup de place dans la vie professionnelle. Dès qu’un événement survient, avec un surplus émotionnel, il est facile de dire “qu’est-ce que j’aimerai être freelance”. Ainsi, surviennent des mythes et légendes sur le statut de travailleur indépendant. Nous avons tous nos idées sur le sujet, je vous propose d’approfondir nos regards sur ce que je vous pointe du doigt. C’est pourquoi, j’ai envie de montrer que le freelance couvre bien plus de responsabilités que nous le pensions.

Les idées reçues freelance en photographie

“La seule responsabilité est ton client”

Lorsque nous sommes freelance, nous avons la joie de porter plusieurs responsabilités à différentes échelles en plus des responsabilités liées à notre profession. Et ces dernières sont de natures tellement différentes qu’il est difficile d’apprendre la totalité rapidement, je conseille vraiment de prendre le temps de se renseigner sur ce sujet. nous devons tributaire d’un système plus large, qui va au -delà de nous-même et du client. 

Le mot “freelance” appelle à la liberté de par son anglicisme. Cependant la liberté est un prix à payer par des responsabilités. Ainsi je préfère voir le “free” comme “gratuit”. Car, il faut se l’avouer : tu paies seulement ce que tu gagnes. Donc si tu es à zéro ce mois-ci, alors tu ne paies rien. En dehors de ce calembour, il s’agit réellement d’une liberté illusoire de par les devoirs imposés. 😉 

“Tu as seulement toi à penser”

Partons sur la facilité pour cette première sous-partie : la responsabilité de soi. Nous sommes notre seule base. Personne n’est derrière nous pour nous rattraper. Personne ne prend le temps d’expliquer les axes d’amélioration. Personne ne paie les charges fixes et variables à ta place. Personne ne se joint à toi pour augmenter notre productivité. Bref, Personne est le soutien absent dont nous bénéficions. Il est normal de prendre soin de soi pour maintenir la machine que nous sommes. S’entretenir est une grande responsabilité pour assurer une cohérence entre nos besoins et nos objectifs. 

“Le client est le seul décisionnaire”

Partons sur une évidence : la responsabilité client. Pour pratiquer au mieux mon activité et réaliser un projet de qualité, le client devient acteur. Une fois la synergie créative mise en place selon ses disponibilités et envies, le concept né dans son processus. A partir du moment où toutes les clauses du contrat sont mises en place (conditions générales de ventes, d’utilisation, etc), les parties prenantes s’accordent pour que le projet se déroule au mieux. Il est de notre responsabilité de correspondre au mieux à la livraison attendue. Il y a de nombreuses responsabilités liées à cet objectif comme respecter les délais, obtenir une production minimale à assurer tous les jours, effectuer des rapports réguliers, etc. 

“L’utilisateur est conscient de ça”

Partons sur un côté moins évident : la responsabilité utilisateur. Ici, je parle de responsabilité orientée éthique. Ce qui est extrêmement relatif à mon activité. Ceci est un résumé sur l’éthique à aborder envers un utilisateur.
Prenons l’exemple d’une publicité AdSense sur Facebook pour un produit de maquillage. La publicité est présente, et elle touche forcément une personne derrière son smartphone. Elle va acheter son produit. Donc elle effectue un achat dans l’entreprise grâce à moi. Et elle va sûrement en refaire. C’est le comportement attendu de cette acheteuse. Imaginons deux secondes : cette personne est sans doute une acheteuse compulsive. Je l’ignore même certainement. Ainsi, d’un côté je me détache émotionnellement de cette personne. Et de l’autre, j’essaie de voir si cela correspond à mes valeurs, à mon éthique. Bon, je vous ai fournis un cas un peu extrême où agir est difficile.
Or, voici l’idée : prenons conscience que nous influençons des personnes de part les biais cognitifs communiqués. 

« L’administration est simplifiée”

Partons sur le côté administratif. D’un côté nous avons la relation avec les administrations (URSSAF essentiellement) pour faire la déclaration du chiffre d’affaires (mensuel ou trimestriel) et le service d’impôt. Et plus encore : l’existence est obscure pour les débutants et alimente les idées reçues sur la simplicité. J’aimerai rejoindre une sous-idée reçue “Tu ne paies pas la TVA”. Alors si, quand tu dépasse un palier défini oui tu en auras forcément. Par moment, cela peut être même un trop plein d’information car tu peux appliquer la TVA qu’à la seconde année si tu es toujours au-dessous de ce palier. Or, si tu passes en dessous, tu reviens à ce que tu avais avant. Cela peut être source d’angoisse. Et encore là, je grossis le trait. L’autre côté de l’administration est la gestion des papiers et des différentes plateformes. Bien souvent, je recommande d’établir une organisation minutieuse avec un temps dédié par mois. Voire même de vous former quelques jours ! Ici, nous parlons de classer et d’archives les documents, de choisir un logiciel Enterprise Resource Planning (ERP) qui corresponde aux besoins, d’encadrer les relations partenariales et même de mettre en place un tableau de bord. 

“Tu es protégée par la justice”

Partons aussi vers la responsabilité juridique. Il est important de définir un périmètre de responsabilité par le bien du devis, des conditions générales de ventes et, par expériences, de s’assurer que tous les partis aient compris comment fonctionne la tarification et les services fournis. Ainsi, évitons les autruches ! 😉 En plus de l’assurance responsabilité civile professionnelle,  la protection juridique est assez pratique : elle dissuade un client intimidant dans son non-droit. Et le tout en s’assurant d’une veille juridique, car sans se douter de quoi que ce soit, les lois changent rapidement et leur mise en  application est quasi-instantanée en France. J’aime bien l’effectuer avec des Google Alert et l’activité sur des communauté dédiée (groupe facebook, linkedin, etc).

Finalement, les salariés sont protégés de toutes ces responsabilités. Lorsqu’un freelance annonce un tarif, toutes ces responsabilités sont également prises en compte. Certains confrères diront qu’ils ont des facilités pour, et certaines consoeurs diront qu’elles ont des difficultés avec le besoin d’une formation. Dans les deux cas, ces responsabilités existent, et chaque freelance de ce nom fait en sorte d’optimiser chaque élément de son activité afin que tout se passe pour le mieux. Je pense que ce sont des responsabilités dont il faut prendre connaissance avant même de se lancer dans cette aventure.

Les idées reçues freelance en photographie

“Au moins, tu ne paies pas de cotisations sociales”

Être à son compte est aussi prendre en compte les cotisations sociales. Chaque mois ou trimestre, lors de la déclaration du chiffre d’affaires, 22% est prélevé sur la somme totale. Et cette part prend en compte la cotisation pour la CSG CRDS, les congés maladies, les congés maternités, la retraite de base et complémentaire, les cotisations familiales, etc. Ainsi, si nous gagnons 2000€ alors nous serons prélevés de 22% sur cette somme, soit 440€. La plus grande joie est d’apprendre la non-éligibilité au chômage. (Note l’ironie) Heureusement qu’il existe quelques cas exceptionnels où tout est encadré. 

Des idées reçues freelance à toujours contextualiser 

Les responsabilités sont très nombreuses contrairement aux idées reçues. Le rapport à la responsabilité est idéalisé. Ces deux grandes idées reçues sont inspirées d’un ensemble de citations reçues lors d’intervention professionnelle. Difficile d’avoir un secret mis à part la justesse vis-à-vis de soi et des autres. Une justesse qui se traduit au sein de divers domaines de vie. Cela dépend donc de nos attentes et exigences. La dernière partie de ces parties concerne ce qui est dit au sein d’environnement sociaux variés (repas de famille, sortie dans les bars, rencontres en soirée, etc).